Notre Histoire

Histoire de la confiserie Auvergnate

 

L’histoire de la confiserie Auvergnate est une conjonction d’incroyables circonstances qui s’étalent sur près de 800 ans. Nous y trouvons un terroir adapté à la culture des fruits à noyau, des débouchés locaux puis vers les stations thermales, la France et l’exportation, un savoir faire multiséculaire que l’opiniâtreté de la société clermontoise n’a eu de cesse de pérenniser, adapter et améliorer.

XIIe siècle : Les croisés apportent d’Arabie les fruits adaptés, le sucre de canne et les techniques pour le confisage. L’angélique et l’abricot sont des exemples type de plantes originaire des contreforts de l’Himalaya qui sont arrivées au Proche Orient et qui ont ensuite été rapportées en Europe.

XIIIe siècle : Les premières conserves de fruits sont élaborées par le médecin montpelliérain Arnaud de Villeneuve pour des  usages médicaux et pour les délices de la bouche.
XIVe siècle : La confiserie domestique commence à se distinguer de l’usage médical.
XVe siècle : Premières mentions de « confitures sèches » c'est-à-dire de pâtes de fruits, offertes par les clermontois à de grands personnages. La première mention auvergnate se retrouve en 1464 lorsque les consuls de Clermont offrent à Guillaume de Vayrié 6 boîtes de confitures sèches. Louis XI, Richelieu, Voltaire, de Gaulle furent de fervents amateurs.
XVIIe siècle : Première mention de fruits confits d’origine Auvergnate. La confiserie se développe autour de l’abricot.
XVIIIe siècle : Les pâtes de fruits d’Auvergne sont les plus grands produits d’exportation de la région, 4 fois plus importants que chacune des deux autres activités industrielles que sont les tanneries et les papèteries.
XIXe siècle : C’est le grand siècle de la confiserie clermontoise grâce à deux nouvelles passions, la bonne nourriture notamment sucrée et le thermalisme.

Les arbres fruitiers entremêlés à la vigne qui couvre les coteaux de Clermont Ferrand et de Riom, produisent les fruits nécessaires.

Le blocus continental de Napoléon contre les anglais a suscité la découverte et le développement du sucre de betterave pour remplacer le sucre de canne. Des betteraves à sucre sont plantées sur la plaine de la Limagne. Le duc de Morny, demi frère de Napoléon III, reprend en 1835 puis consolide la confiserie de Bourdon à Clermont Ferrand. Elle est toujours en activité.

Les stations thermales, qui se développent, et leurs salons de thé, deviennent de gros consommateurs de confiserie. Elles permettent de toucher une clientèle française puis internationale qui ouvre aux confiseurs clermontois les marchés français et de l’exportation.

Le nombre de confiseurs clermontois s’accroit régulièrement pour atteindre 23 entreprises en 1895, employant directement ou indirectement plusieurs milliers de personnes.

Aujourd’hui, les arbres fruitiers autour de Clermont Ferrand ont disparu avec la vigne lorsque le phylloxera est arrivé. Seule l’angélique et quelques fruits rouges sont encore cultivés localement.

CRUZILLES est la dernière entreprise de confiserie Clermontoise qui perpétue le savoir-faire des Maîtres Confiseurs d’Auvergne.

 

 

La maison CRUZILLES est l’héritière de 3 grandes lignées de confiseurs clermontois.

 

CRUZILLES :

1880 : Antonin Porte crée sa confiserie 15, avenue de Royat à Clermont Ferrand
1905 : M. Coquery rachète la confiserie Porte et s’installe boulevard Pasteur
1918 : Noël Cruzilles crée sa confiserie avenue Carnot
1920 : Noël Cruzilles rachète la confiserie Coquery
1936 : Transfert de la confiserie au 17/19 boulevard Loucheur dans le quartier Saint Jacques. Mort de Noël Cruzilles. Son épouse Cécile lui succède
1964 : Incendie. La société trouve refuge dans la crypte de l’église Saint Jacques
1965 : Nouvelle construction
1970 : Madame Cruzilles (81 ans) est remplacée par son fils Gaston

 

AUBERT :

1868 : Création de la maison Rousselle rue Haute Saint André (actuellement Gabriel Péri) à Clermont Ferrand
1902 : La SNC Rousselle et Gérest reprend la maison Rousselle et s’installe 70, rue Lamartine
1920 : Laurent Aubert, pharmacien, crée sa confiserie, reprend la SNC Rousselle et Gérest et s’installe 47, avenue de Lyon (actuellement Edouard Michelin)
1958 : Arrivée de Jean Marie Audollent
1961 : Décés de Laurent Aubert

 

GAUFFRIDY :

1920 : Henri Gauffridy et Louis Vallier créent leur confiserie 4, rue Bonnabaud à Clermont Ferrand
1953 : La société Gauffridy et Vallier déménage 226, avenue Jean Mermoz, à l’emplacement où se trouve actuellement la société CRUZILLES, construit à la place d’un champ d’angélique et devient Gauffridy SA
1959 : Jean Marie Audollent rachète la société Gauffridy SA
1961 : Mort d’Alfred Gauffridy

 

AUBERT – GAUFFRIDY :

1960 : Aubert rachète Gauffridy
1961 : Arrêt des fabrications de la société Aubert. Elles sont transférées à la société Gauffridy
1962 : Extension de l’usine avenue Jean Mermoz

 

CRUZILLES -  GAUFFRIDY :

1979 : Fusion entre les sociétés Gauffridy et Cruzilles pour donner la société Cruzilles Gauffridy SA. Les locaux de Cruzilles à Saint Jacques sont vendus, le personnel et les équipements sont regroupés avenue Jean Mermoz

 

CRUZILLES – GAUFFRIDY – AUBERT

1988 : Fusion des sociétés Aubert et Cruzilles Gauffridy pour donner la société Cruzilles Gauffridy Aubert.
1988 : Achat par Pierre Mermoud
1992 : La société Cruzilles Gauffridy Aubert devient la société Noël Cruzilles Aubert
2002 : La société Fourey Galland est absorbée par la société Noël Cruzilles Aubert
2009 : Achat par Roland Gibert. La société Noël Cruzilles Aubert devient la société CRUZILLES SAS